La construction identitaire

La construction identitaire est un concept couramment usité dans les milieux éducatifs de langue française au Canada. L’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) la définit comme étant « un processus hautement dynamique au cours duquel la personne se définit et se reconnaît par sa façon de réfléchir, d’agir et de vouloir dans les contextes sociaux et l’environnement naturel où elle évolue ».

La construction identitaire est influencée par trois expressions importantes : i) prise de conscience, ii) prise de position et iii) prise en charge.

La prise de conscience

Elle commence par une responsabilisation et du leadership de l’élève à se prendre en charge, et le rôle de l’enseignant à ce niveau est capital en ce sens qu’il intervient pour favoriser d’une façon positive la construction identitaire de ses élèves. Il fait en sorte que le groupe ou la salle de classe soit transformée en un lieu d’apprentissage positif engageant chacun à se construire. L’élève est ainsi au centre de sa propre quête d’identité.
La prise de conscience renvoie donc à la création, chez l’élève, d’un contexte favorable à la réflexion, à la remise en question.

La prise de position

La prise de position, c’est le fait de se prononcer. L’élève doit donc faire preuve de maturité dans sa réflexion, d’autonomie dans sa prise de position et d’attachement à ses valeurs. L’élève conscient de la valeur du respect et témoin d’un cas d’intimidation dans son école, devrait prendre position et intervenir.

La prise en charge

En parlant de prise en charge, on se réfère à la responsabilisation et à la mobilisation. C’est aider l’élève qui se construit à se doter d’une vision, à prendre des risques calculés.

Synthèse rédigée à partir du livre de PAIEMENT, Lise. Une goutte d’eau à la fois… Québec, les éditions David, 2013, p.105

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